LIBÉRER LA PAROLE
L'ébouriffé Journal gratuit pour enfants réalisé par des jeunes enfants et la troupe au Théâtre des Jeunes Années (T.J.A.)
40 000 exemplaires d'un journal où s'expriment des enfants distribués dans toute la ville ! Une véritable subversion
Les années 70 ont été celles de la popularisation des journaux scolaires chers au mouvement Freinet. Si dans une bonne majorité des cas ils ont été plus ou moins réduits à un simple exercice scolaire, certaines expériences ont été étonnantes. Dans les mouvements pédagogiques, on y reviendra par ailleurs, mais aussi à l'extérieur de l'école. Celle induite par le Théâtre des Jeunes Années (qui entre autre voulait promouvoir un théâtre pour enfants qui ne soit pas infantile) a été particulièrement exceptionnelle, probablement trop subversive pour perdurer !
Au début de l'année 1976 paraissait le premier numéro de "L Ébouriffé" 40.000 exemplaires furent distribués à Lyon où le journal fut confectionné par l'Imprimerie Presse Nouvelle (I. P. N.).
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Cher Mathias, fais une loi J'ai 12 ans. Le mercredi c'est le seul jour où je puisse dormir jusqu'à 10 heures, mais je ne peux pas, car à 10 heures, j'ai rendez-vous avec le dentiste. Alors je voudrais que tu fasses une loi pour que les rendez-vous du dentiste soient plus tard que dix heures du matin. Merci. Didier G |
Bébé puni - Cher Mathias. Toi qui es roi, je voudrais que tu dises à la maîtresse d'interdire les punitions. Je voudrais que tu dises aux enfants d'arrêter de m'appeler le petit bébé. Carole L'a punition est, en effet, un moyeu bien avantageux pour le maître d'établir son autorité. L'école est un endroit on l'on doit apprendre sans être grondé. La punition comme le surnom est un manque de respect vis-à-vis des autres. On ne traite pus un enfant d'un nom qu'il ne mérite pas. Mathias |
Fais un parc Mathias, j'ai 10 ans et je m'appelle Nathalie. J'habite un grand immeuble au 8ème étage et comme c'est en ville je ne peux pas m'amuser comme je le veux car je suis trop petite. Alors le soir après mes devoirs d'école le plus souvent je m'ennuie. Mathias, pourrais-tu faire un parc pour les enfants '? Nathalie Chère Nathalie. Nous voudrions bien qu'il y ait plus de parcs pour les enfants mais nous ne pouvons nous-mêmes le décider. La municipalité s'occupe plus des adultes que des enfants. Des parcs pour enfants il en existe mais nous n'y sommes pas libres. Que les adultes nous aident pour que ces jardins, nous soient entièrement réservés. Mathias |