A propos du bouquin

Une école du 3ème type : L'Harmattan

I - Dans la presse

Le Monde de l'Education - Luc CEDELLE.

Le Nouvel Educateur - Notes de lectures

Entretien avec Philippe LAMY (texte complet de l'entretien).

Le Café Pédagogique - Entretien avec Jean-Pierre CRESPIN

Le Monde Libertaire - Jean-Marc REYNAUD 

La lettre de R.E.V.E.I.L. N°3 - Note de lecture

Dans le journal du Groupe Parisien de l'Ecole Moderne

Dans Rural-infos "Un bouquin à donner des boutons à Luc Ferry"

2 -  Présentation sur le catalogue de l'éditeur

3 - Dans les listes de diffusion

4 - Expérience de lecture dubitative - Slava REDIOUKINE (Ecole Moderne de Moscou), traduit par Aline SEYNINA

5 - Débat

 

Des documents 

De la machine à vapeur à la pédagogie : essai de définition

Cybernétique et société (extrait) Norbert Wiener

Le Monde de l'Education

Mémoires utiles
d'un stratège éducatif
C' est un livre que tout défenseur de l'ordre,  qu'il soit scolaire ou non,  détestera,  mais que d'autres,  parmi tous ceux qui recherchent inlassablement comment enseigner sans étouffer,  trouveront passionnant. Ce n'est pas un livre parfait,  loin s'en faut. Certains tics d'expression y sont irritants. Pourtant,  c'est le livre profondément intelligent,  scrupuleux,  généreux et utile d'un enseignant de primaire,  membre du mouvement Freinet et qui,  après trente-cinq ans de pratique et de réflexion continue sur cette pratique,  possède un héritage à transmettre à ses collègues,  " freinétiques » ou pas. Comme d'autres,  au début,  Bernard Collot est allé chercher dans ce mouvement ..des "trucs,  tout bêtement",  pour s'en tirer. Il en tire aujourd'hui non pas " une pédagogie",  surtout pas un système fermé,  mais un ensemble de "stratégies éducatives" où " l'imprévisibilité est acceptée comme un élément moteur". "Les pédagogies,  écrit-il,  disparaissent avec leurs auteurs,  pas les outils."  Les siens ont été forgés surtout à travers une vingtaine d'années dans une classe unique rurale,  à Moussac {Vienne). L'une de ces classes uniques,  l'un de ces "systèmes vivants"  dont les hiérarques du système éducatif ont programmé la disparition progressive et qu'il défend mordicus en s'attachant à démontrer que,  "plus un milieu est hétérogène,  plus il est éducatif ".

 Luc Cédelle


La lettre de R.E.V.E.I.L. n°3

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.  N°3 – 3   mars 2003 (extrait)

Ivan Illich est mort,  discrètement,  en décembre dernier. Les analyses qu’il faisait dans les années 70 ont une résonance particulière à une heure où,  dans l’esprit de la globalisation mondiale,  la tendance générale est à la fermeture,  pour cause de rentabilité financière à court terme,  des structures à taille humaine et à la concentration en unités de grandes voire de très grandes tailles,  qu’il s’agisse du commerce de la distribution,  des services publics,  des lieux de soins… ou des écoles. Les classes uniques[1] sont,  dans bien des régions,  de simples souvenirs que l’on évoque avec nostalgie comme l’a montré dernièrement le succès du film « Être et avoir » (pourtant discutable d’un point de vue pédagogique). Et l’on regrette une fois encore de ne plus disposer de documentaires filmés dans ces petites classes rurales à une ou deux classes où tant d’Instituteurs ont,  au quotidien,  su inventer,  tout au long du siècle dernier,  une autre école,  « une école de 2ième type » - sinon une école du 3ième type !

Ceci pour signaler un livre « décoiffant » qui vient de paraître à l’Harmattan en décembre dernier,  comme pour saluer une dernière fois Illich : « Une école du 3ième type »,  par Bernard COLLOT[2]. L’auteur,  Instituteur,  « explicite … à partir de 37 années de pratiques et de réflexion en classe unique rurale… les perspectives de Ivan Illich (une société sans école) ou de Michel Serres (la société pédagogique). » Bernard Collot a fondé les Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication où,  jeune retraité,  il poursuit ses recherches. Pour en savoir plus (en dehors du livre),  visitez le site Internet http://www.marelle.org.

Juste un extrait du livre (p.209) : « les petites structures hétérogènes constituent en elles-mêmes des lieux éducatifs privilégiés… Le problème n’est pas de la gérer (l’hétérogénéité) mais de la rendre féconde. » Nous n’avons pas fini d’enfoncer le clou,  qu’il s’agisse de l’organisation de la scolarité en cycles multi-âges (comme cela s’est fait depuis le début des années 70 à la Villeneuve de Grenoble,  http://assoreveil.org/villeneuve.html ) ou de l’invention d’un Collège vraiment unique pour tous[3].

[1] Fermées pour cause de non-rentabilité financière,  bien que l’argument fréquemment avancé est qu’elles présentent de mauvaises conditions pédagogiques (manque d’émulation,  trop grande hétérogénéité des âges et des niveaux,  etc.) alors que les travaux de Françoise OEUVRARD (Direction de l’évaluation et de la prospective au Ministère de l’Éducation) ont montré que les résultats scolaires sont globalement supérieurs à la moyenne nationale en classes uniques,  et inférieurs à cette moyenne dans les R.P.I. (regroupements pédagogiques intercommunaux). Parents,  enseignants,  on vous ment quand on vous fait croire que l’hétérogénéité est un mal et qu’il faut,  à tout prix – et celui-ci est parfois lourd pour les enfants – constituer des classes homogènes !

[2] 330 pages. A tout hasard,  voici son numéro ISBN : 2-7475-3572-X ,  si votre libraire a du mal à le trouver sur Electre… Son prix : 26, 50 €.

[3] A ce sujet,  Jacques Hagopian nous a signalé un excellent article de Vincent Troger,  Maître de Conférence à l’IUFM de Versailles « la fin du collège unique »,  paru dans la revue « Sciences Humaines » de mars 2003. L’auteur y rappelle notamment le rôle peu glorieux du SNES  et de la Société des Agrégés dans l’échec de la mise en place du Collège unique tel que l’avait voulu René Haby en 1975,  ce qui a conduit à la situation que nous connaissons.  Cette livraison de la revue étant retiré de la vente depuis la parution de celle d’avril (un numéro chasse l’autre !),  je vais demander à l’auteur l’autorisation de présenter ce texte très instructif sur le site de REVEIL. Dans la même revue,  un court entretien avec François Dubet sur ce même sujet.


Présentation par l'Harmattan

4ème de couverture :

L'école du 1ertype était celle avec ses niveaux homogènes,  ses rangées d'élèves,  un maître maîtrisant emploi du temps et progressions,  des élèves exécutant le plus exactement possible des consignes.

L'école du second type est celle des méthodes dites actives. Les élèves y sont moins passifs,  le maître fait appel à leur motivation,  cherche par tous les moyens à rattacher son enseignement à la réalité. Mais l'enseignant en reste le véritable acteur.

 

Dans l'école de 3ème type,  c'est la présence des enfants dans un groupe et dans un environnement réels qui entraîne les processus d'apprentissages et la construction des langages. Ce n'est plus l'enseignant qui déclenche les processus.

C'est alors une approche totalement différente de l'acte éducatif et de l'école que l'auteur explicite dans cet ouvrage à partir de 37 années de pratiques et de réflexion en classe unique rurale où il a pu approcher,  dans cette école de 3ème type,  les perspectives de Yvan ILLICH (une société sans école) ou de Michel SERRES (la société pédagogique). 

sur le catalogue : 

"L'objectif de cet ouvrage est de reconsidérer les grands rites communautaires à travers un prisme "communicationnel ". Plusieurs concepts originaux sont proposés dans ces pages,  qui tentent de saisir la fonction allouée,  dans les processus rituels,  au regard et à la fascination,  à l'apparence et à la magnificence,  à la contrainte,  enfin,  comme instance de contrôle social. L'objectif théorique a donc été de rapprocher l'anthropologie des sciences de la communication,  afin de les enrichir de regards croisés et complémentaires,  portés sur des objets qui leur sont finalement communs."


Sur les listes de diffusion


Bonjour !

 Je viens de terminer la première lecture du livre " Une école du troisième type" . Les processus décrits et analysés dans cet ouvrage sont clairs et parfaitement défendables aussi bien isolément que dans leur totalité ce qui n'est pas la caractéristique première des idéologies quelque en soit l'objectif ! (donc nous autres lecteurs n'avons pas à faire à un livre de pédagogie ou à une doctrine et de ce fait c'est déja une grande réussite ! )

  Q: Est-ce que cette lecture fut agréable ?

 Je peux dire que la plupart du temps que j'y ai consacré échappait à la réalité abstraite du comptage en secondes,  minutes,  heures !  C'est rigolo que la conception du temps développée dans le bouquin s'applique au lecteur ! En lisant ça je suis parti faire une recherche d'info sur une classe bizarre dont j'avais entendu parler à un stage du GEPEM puis je me suis rencontré à l'atelier parents d'élèves ,  collègues ,  pédago Freinet ,  pédago Institutionnelle ,  idéaux lo gît ,  tatonnement ,  communication ...

Maintenant que je l'ai fini on est tous en réunion mais ça ressemble vraiment pas au conseil ou au quoi d'neuf ! Je sais pas à quoi ça ressemble mais il me semble que le modèle n'a pas vraiment d'importance dans cette réunion ou tant de choses sont à dire et à faire ensuite !

 
Pour ce qui est du contenu je peux dégager 2 impressions dominantes autour desquelles des dizaines de questions ,  réponses,  justifications gravitent encore à l'heure actuelle dans les quelques centimètres carrés que la nature a bien voulu allouer à ma cervelle pour organiser des réunions ! (La aussi il faudrait au moins 25m² pour chaque idée : qu'elle puisse exister sans bouffer les autres ,  qu'elle puisse se confronter aux représentations toutes faîtes ou fondées ,  qu'elle puisse les renforcer ou les modifier ou les détruire !) :
Q Ce que le gars raconte dans le bouquin pourquoi ça me transperce le ciboulot comme ça ?
 Eh ben parce que c'est de moi qu'il parle : Du plan de travail avec ses obligations ( autrement appelés "brevets" ) ,  de Clément qui fait une BD de 100 pages chez lui et qui écrit des textes minus en classe parce que la correction ça le saoule ,  des ceintures -lois- et autres monnaies qui permettent au maître de tout contrôler ,  des monolithes quoid de neuf / conseil etc qui sont parfois des tribunaux-parfois des lieux de parole vraie-parfois des départs d'activités non exploités ou exploités par mauvaise conscience ou par volonté de coller à un modèle ( Freinet ou Oury ? Dubuffet ou Breton ? My self ou le Maître ) .
Eh ben parce que c'est des B'ptits gars et garces qui m'ont été confié qu'il parle : Des langages qu'ils créent ,  de ceux qu'ils doivent découvrir ,  des essais qu'ils font ,  de leurs réussites inombrables et non évaluées ,  des activités qui feront oublier ou qui donneront un sens ... De ce qui est possible !!!
Eh ben parce que c'est de la classe qu'il parle : La classe c'est un endroit mieux que la maison ou la rue ? Et pis c'est à qui la classe ,  c'est au maître ou a nous ? La classe c'est un endroit pour moi ou pas ? Et tout ceux la qui sont la dedans qui c'est ?
Et le maître il nous aide ou pas ? Et pourquoi y dit que les devoirs c'est pas juste ? Pourquoi y dit que les brevets c'est pas des notes ? 

Q  Ce que le gars y raconte dans son pavé qu'est-ce que ca vient foutre dans ma mare ?

 Eh ben rien du tout mon général d'enfants sous vide ! Déja t'étais pas obligé de l'acheter,  de l'ouvrir ,  de le lire alors vient pas te plaindre du bordel qu'il a mis ! Le pavé va pas la changer tout de suite la mare. Pour l'instant il a juste déplacé un peu de vase pour l'envoyer ailleurs !

Dans la mare telle que je la conçois ( oserai-je dire la classe désormais ! ) comment on vit la dedans ? Est-ce que tout ces trucs ça sert à quoi que ce soit d'autre qu'à occuper de l'espace et du temps ? Est-ce qu'ils empêchent pas l'entrée et la sortie de la mare ? Qu'est-ce qui se passera si je les enlève ? Le pavé sera t-il recouvert lui aussi ? Si ça peut sortir et rentrer,  apparaître et disparaître est-ce que moi aussi je peux sortir et rentrer ,  apparaître et disparaître ?

Et les autres mares de l'école qu'est-ce qui se passe dedans ? Et les autres mares du GEPEM qu'est-ce qui se passe dedans ,  le pavé a t-il atteri chez-elles ? Et si l'an prochain j'aterris propulsé par un mouvement quelconque dans la mare proto-Freinet de l'école Marie Curie à Bobigny est-ce que la marre que je vais trouver la bas va communiquer avec les autres ?

  Si le mouvement est nul ,  comment négocier l'extension de la mare ?

Bref j'arrête ici l'exposé des impressions qui submergent l'esprit en refermant temporairement ce livre . Bernard je ne te connais pas ,  j'ai juste échangé quelques mots au stage du Gepem l'année dernière et le souvenir que j'ai c'est d'avoir produit des questions qui me sont revenues sous forme de ...questions !  Après t'avoir lu je comprends mieux pourquoi !

Ton livre c'est pas un bouquin de recettes comme il en fleurit parfois dans les mouvements pédago ( je sais de quoi de parle : je les utilises ,  puis je les modifies ,  puis je m'en désintéresse ! Mais à chaque fois j'y crois naivement comme si j'avais trouvé les écritures saintes !) 

Moi il m'a fait penser au grand disque-monde de Captain Beefheart "Trout mask réplica " :  c'est un objet-monde . Chacun de ces aspects est un monde en soi et chacun y trouve un cadre dans lequel il va pouvoir définir lui même sa vérité temporaire !

Ca sera dur et douloureux si c'est fait isolément (comme l'a fait Beefheart ) ,  ça sera possible et passionant si c'est fait simultanément par des individus hétérogènes ,  un peu comme dans la classe que tu décris !

Maintenant que ton pavé a atteri dans notre mare ( et plus ma mare ) que va t'il se passer ?

  J'ai été un peu long mais je voulais témoigner en tant que lecteur de l'importance du livre que tu as écrit tout simplement ! Lors du stage du Gepem il me semble que tes chaussures n'était pas particulièrement cirées ,  ce qui atteste de l'authenticité de la démarche !

  Stéphane Daubilly - Adhérent GEPEM - CM1-CM2 à Saint-Denis .


Il s'agit de : " Une école du 3ème type,  ou la pédagogie de la mouche" de Bernard Collot,  paru en janvier aux éditions L' Harmattan .
Bernard Collot n'est élu de rien (en tout cas n'en fait-il pas état publiquement),  mais c'est un praticien hors pair,  que j'ai vu à l'oeuvre,  en classe,  et pas seulement à travers des articles...  Il ne se paie pas de mots,  et son bouquin,  à l'inverse de toutes les associations " Sauvons" (les Lettres,  les Maths,  les Programmes...) n'est pas un repli frileux,  mais au contraire un immense espoir de changement,  de mieux-être en classe,  de mieux-éduquer. Et au bout,  pour paraphraser le monde capitaliste,  de meilleure efficacité.  Mais une efficacité à la mesure de l' être humain,  pas du statut social et de l'argent qui va avec...
Bon,  c'est vrai que jusque là,  je n'ai pas fait avancer le débat sur les mathématiques. Mais je dirais,  avec le style "outrancier" que certains me
reprochent,  que les mathématiques en tant que telles ne m'intéressent pas.
Tout comme la Grammaire,  d'ailleurs,  ou toute autre "discipline" réglementée. Par contre,  ce qui fait pour moi l'intérêt du métier d'enseignant,  c'est de multiplier les langages avec lesquels l' Enseigné pourra s'exprimer. Leur point commun,  c'est d'être toujours un langage de communication,  d'expression et de construction de soi. Juste un exemple :
J'ai moi aussi "subi" la vague des mathématiques modernes. La numération en bases différentes de 10,  ça n'a jamais été un but,  dans ma classe,  mais
seulement un enrichissement et une explication de la base décimale. Le langage mathématique n'a été ni mis à mal,  ni occulté. Il nous arrive toujours,  en classe,  et pour mieux s'exprimer mathématiquement,  d'avoir recours aux autres bases. Pareil pour la géométrie ou les opérations. Ces "mathématiques modernes" ne l'étaient pas tant que ça,  c'est plutôt ceux qui étaient chargés de l'enseignement mathématique qui ne l'étaient pas assez...
Alors je pense qu'il est trop facile de dénigrer,  pour des professeurs disciplinaires,  ce qui touche au pré carré de leur discipline... Je crois qu'ils manquent d'ouverture sur le reste du monde... enfin,  du moins sur le reste du monde de l'éducation...
Bref,  j'ai encore débordé,  je voulais seulement faire une pub méritée au livre de Bernard Collot,  qui devrait devenir le livre de chevet de tous les
instits se posant des questions sur le POURQUOI et le COMMENT de leur métier...
" Une école du 3ième type",  de Bernard Collot,  chez l'Harmattan.

PS: Le bouquin ne parle pas que de mathématiques,  bien sûr,  il s'agit de  vraie pédagogie,  étayée par des décennies d'expériences,  de théorisation,  et de mise en pratique dans l' ECOLE qui,  au quotidien,  devient un pôle éducatif pour la société dont elle est issue...
Merci,  Bernard Collot,  pour ta modestie qui tranche avec l'orgueil de bien des " en - saignant",  et pour ton impressionnante participation coopérative au pot commun de tous ceux qui veulent progresser...

Michel  Barrios


Pour moi,  la discussion sur la classe multi-cours tombe bien parce que je viens de terminer "Une école du 3ème type" de notre camarade Bernard Collot.
C'est,  à mes yeux,  un livre-événement. Jamais le système scolaire du premier degré n"avait été aussi magistralement analysé. Seul un praticien de sa trempe pouvait le faire. Son approche est à dominante scientifique mais l'ensemble de son ouvrage est très  accessible grâce aux instants de vie qui
sont également rapportés.
L'essentiel de l'apport de l'enseignant dans ce type d'école repose sur l'organisation : espace,  temps,  matériel,  environnement,  relations...  Il n'y a plus qu'à laisser les enfants s'emparer de ce qui se trouve richement à leur disposition pour se construire collectivement leurs langages et s'approprier leurs savoirs.
Dans ces conditions,  il n'y a aucun inconvénient à les laisser cinq années avec le même maître car celui-ci se tient en retrait. Il n'est là que pour donner un coup de main lorsque cela s'avère nécessaire,  ce qui signifie évidemment une continuelle et attentive présence. A la fin du cycle 3,  les élèves se trouvent ainsi mieux armés pour affronter l'avenir.
Cet ouvrage se trouve  pleinement en phase avec la réalité d'aujourd'hui et il est de ce fait indispensable pour tout celui,  praticien ou théoricien,  qui réfléchit sur la réalité de l'enseignement et sur son possible devenir.
Chacun pourrait savoir où il se situe dans le système et vers où il pourrait diriger ses pas.
Bernard Collot fait le point de décennies de recherches effectuées par le Mouvement Freinet et il lui ouvre de riches perspectives. Il ne reste plus qu'à poursuivre.

Paul Le Bohec


... alors livre événement,  oui,  et même livre tant attendu que je ne me dépêche pas trop de le lire,  il se savoure!

Je rejoins exactement le message de Paul,  bien que je n'ai pas encore tout à fait terminé cette lecture ( corrections obligent!!!) qui peut sauver plus d'un instit convaincu (de ses convictions libertaires) du désespoir; où il est dit qu'on ne fonde pas une pédagogie sur des instits surhommes (ni christs),  et que le multiniveau ne signifie pas le "multiprépa",  mais plutôt une attention du maître à chaque instant (et de certaines qualités de bricoleur...)

Ce qui m'a le plus marqué jusqu'ici dans cette lecture  :

- la réassurance pour tous les instits confrontés à leurs quotidiennes quadratures du cercle (je pense aux moments de temps de travail individualisés qui empêchent clairement de "boucler" une quelconque programmation) avec des témoignages émouvants et un style à croquer... pour le plaisir de se reconnaître quoi.
- des pistes qui envisagent une professionnalisation enfin efficace et non plus culpabilisante comme le sont les IUFM ( ma stagiaire PE1 est un peu
interloquée de voir ma classe tourner seule... les enfants bossent et moi je n'ai pas de fiche de prép!!! mais je suis sûre qu'elle se dit que ce n'est pas moi et mes techniques toujours incertaines qui allons l'aider à avoir le concours...)
- la possibilité à la fois de "gérer" un groupe et de s'attacher à chaque individu en alimentant ses projets
- l'idée de prendre en compte le sentiment,  je dirai même l'âme de l'enfant,  quitte à faire frémir notre auteur,  qui voudra peut-être reconnaître que la part de spirituel de chaque enfant existe et qu'il a en fait décidé de la prendre en compte lorsqu'il a accepté la totalité de l'enfant (un bon pédagogue Steiner vous dirais le sentiment,  la volonté et la pensée de l'enfant)...
- la constitution d'une communauté éducative réelle,  qui permet à l'instit de partager avec d'autres adultes la si énorme responsabilité qu'est l'éducation,  avec les parents qui le souhaitent,  le peuvent... ouvrir l'école aux enfants et aux parents,  il fallait y penser,  Bernard Collot l'a fait en le pensant cybernétiquement... moi je ne l'avais que fait sentimentalement!

Alors,  pour rire un peu,  parce que sinon vous allez croire que je suis croyante ou anthroposophe,  comme j'habite et j'enseigne en cycle 3-classe
unique ( RPI dispersé),  à Montbernard-la Vierge (je vous jure que c'est une coïncidence!!!) je dirai que notre bible est sortie chez l'Harmattan,  et que les lendemains s'annoncent sous forme de "collotime" ou de bernardisme!!!!
enfin,  lisez le ce livre quoi,  comme dirai Laurent Ott et les autres....

Juliette Gasselin


Bonjour Bernard,

 

Je viens de finir ma première lecture de « Une école du troisième type ». Moi qui suis boulimique au niveau bouquins,  là,  j’ai dû prendre mon temps,  histoire d’essayer de réinterpréter mon vécu de classe et d’école à la lumière des éléments que tu analysais.

  Ton ouvrage m’a permis de mieux structurer au niveau de la pensée pas mal de choses que je vivais ou que j’avais mises en place,  mais que je percevais encore trop confusément dans la “quotidienneté” de l’école. En particulier certaines pratiques qui tiennent plutôt de l’école du troisième type (avec l’aide et à l’initiative de deux collègues,  Patrick Chrétien et Nicolas Vallot) alors que mes “références” pédagogiques en étaient plutôt restées au type précédent. Le grand écart était jusqu’alors resté implicite…

Beaucoup de pistes,  aussi,  viennent conforter,  prolonger ou enrichir celles qui se dessinaient déjà.

Je pense que pas mal de choses sont jouables dans des écoles non rurales (tu as pu t’en rendre compte en allant voir Philippe Lamy),  même si les possibilités (milieu,  relations avec la mairie,  déménagements et problèmes des familles ,  etc.) diffèrent sensiblement.

En ce qui concerne le reste,  il m’est encore trop tôt pour en parler ;-)

En tout cas,  un grand merci pour les perspectives que tu m’as ouvertes.

  Bruce Demaugé-Bost

Réponse : Je n'ai eu que la chance de pouvoir prendre du recul pour le faire ! Il y a une immense richesse dans tes messages et ceux de quelques autres qui me font penser que je n'ai fait qu'entreprendre quelque chose que vous allez mener beaucoup mieux et beaucoup plus loin et encore beaucoup plus limpidement. Mon prof d'aïkido me disait : "tu commences à évoluer dans la terre,  puis dans le sable,  puis dans l'eau,  puis dans l'air... et enfin dans le le vide sidéral". Je n'en étais que dans la terre ! vous irez aux stades suivants !


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