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Présentation du
livre
"L'école
de la simplexité"
ou "Les
fondements d'une école du 3ème type"
![]() ThebookEditions Résumé des théories sur lesquelles se fonde l'école de
la simplexité
Extraits Le livre édition papier (540 pages, 25,19 €) Résumé de l'ouvrage après l'image. Aux lecteurs qui ont lu le livre ou qui envisagent de le lire : pour éventuellement envoyer vos réactions, critiques à l'auteur. ![]() Dans
sa classe unique et à la suite d’un long tâtonnement expérimental
Bernard COLLOT en était arrivé à une école sans horaires, sans cahiers,
sans leçon, sans programme, sans évaluation… Pour
chercher pourquoi « cela marchait », il s’est livré à une
recherche théorique en faisant appel à la systémique beaucoup plus qu’à
la pédagogie. Il
base la réussite de « l’école de la simplexité » sur une
notion bien particulière des langages. Il considère ceux-ci comme des
outils neurocognitifs qui se construisent dans l’interaction avec
l’environnement dont font partie les
langues qu’il distingue résolument des langages. Ces outils doivent
interpréter la masse des informations perçues par les sens pour les
transformer et les intégrer dans des représentations qu’ils créent pour
les rendre utilisables. Dans ce sens, il considère que la marche
bipède, la nage… sont aussi produites par des langages. Selon
lui et d’après ses observations de praticien, dans l’interaction avec
l’environnement le cerveau se construirait différents langages
(différents circuits neuronaux) pouvant créer et interpréter des mondes
différents et cohérents : le langage verbal oral, le langage verbal
écrit, le langage mathématique, le langage scientifique... Les
différentes langues (orale, écrite, mathématique, scientifique) sont
alors des « objets » qui doivent être présents et utilisés
dans l’environnement de l’enfant, informations qui contribueront à la
construction de ses langages qui devront pouvoir leur donner du sens,
les intégrer et les utiliser. L’exemple qu’il reprend souvent, c’est
l’apprentissage de la parole par les jeunes enfants dans l’entité
qu’est la famille. L’école doit donc être pour lui une entité,
« un système vivant » qui utilise différents langages pour sa
propre vie, contribuant ainsi par interaction et rétroaction à la
construction des langages de chaque enfant et à leur appropriation des langues. Le
rôle de l’enseignant, architecte et pilote d’un système vivant, est
alors profondément modifié. Les
apprentissages se font donc dans la complexité dont il faut permettre
les conditions au lieu de vouloir vainement en connaître, en maîtriser
et en conduire les processus. Bernard COLLOT a repris le concept de
« simplexité » de Alain BERTHOZ : « La
simplexité, telle je l’entends, est l’ensemble des solutions trouvées
par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus
naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en projeter les
conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui
permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant
compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir ». Les solutions d’une école de 3ème type sont ainsi simplexes,
« ce
sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de
quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus
élégantes, plus efficaces ». Alain BERTHOZ. Ce faisant, un certain nombre de problèmes
ne se posent plus comme par exemple celui des rythmes de l’enfant, des
programmes, de l’évaluation. Il devient naturellement possible de prendre en
compte l’épanouissement de l’enfant et de l’adolescent, l’implication des
parents dans l’école, qui deviennent alors les conditions pour que se réalisent
les apprentissages dont ils ont besoin pour bien vivre dans une société dont
ils seront alors les acteurs. L’école devient un espace dynamique et sécure,
intégré et en interaction avec les autres espaces de vie. Bernard
COLLOT a organisé son ouvrage sous la forme d’un abécédaire. Chaque
chapitre pouvant être une entrée… « simplexe ! » pour rentrer
dans ce qu’il pense être un nouveau paradigme éducatif. |